Historique de Château Trapaud

L’origine de cette exploitation remonte au 16ème siècle, la famille TRAPAUD, propriétaire, a ainsi transmis son nom au cadastre.

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La première preuve d’existence de cette famille près de Bordeaux remonte au 15ème siècle, entre l’Ouest de Libourne et l’Est de Castillon.

 

L’histoire de Château Trapaud commence en 1471 :

Selon Léo Drouyn, historien du 19ème siècle, un Trapaud devint le propriétaire de certains terrains (un fief) dans le petit village de Gardegan dans le département de la Dordogne.
Fin 15ème siècle, début 16ème, sous l’influence du jeune prédicateur Aymon de La Voye, la famille s’installa en Gironde (Guyenne).
Nous n’entendrons plus parler d’eux Ă  Gardegan, mais nous dĂ©couvrons un Trapaud Pierre qui s’est installĂ© prĂ©s de Saint-Emilion comme notaire.
Il fut Ă©galement conseiller municipal de la ville en 1556.
En 1591, en 1611, ainsi qu’en 1755 un membre de la famille Trapaud fut élu Maire de Castillon la Bataille.

Revenons au 16ème siècle :

A cette époque, en Guyenne, et notamment dans les villages habités par la famille Trapaud, la Réforme protestante était en marche.
Il ne faudra que deux générations pour que toute la famille Trapaud devienne protestante.
Le 27 juin 1551, l’Ă©dit de Châteaubriant fut promulguĂ©, contenant de sĂ©vères articles contre les protestants.
En Septembre de la même année, le pape déclara que «tous les hérétiques, les luthériens et les autres avaient deux mois pour abjurer publiquement leur foi protestante».

D’autres édits viendront. Compte tenu des différents massacres, emprisonnements, et autres pressions physiques et financières envers les protestants, une partie de la famille Trapaud immigra.
Certains partirent en Angleterre (Jean Trapaud), d’autres fuirent en Allemagne. La famille Trapaud fut hautement placée dans les armées française et anglaise.

Château Trapaud de 1927 Ă  aujourd’hui :

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1927, Georges LARRIBIERE :

Mon arrière grand père, acquît la propriété grâce à la bienveillance d’un notaire qui, trouvant Georges très bon paysan, lui suggéra de devenir à son tour propriétaire.
Il lui trouva Ă  l’époque une « bonne affaire » et l’aida Ă  s’Ă©tablir. (Cette propriĂ©tĂ© reprĂ©sentait 4 hectares de vignes, des hectares de prairies ainsi que du bĂ©tail.).
Georges transmis la propriĂ©tĂ© Ă  son fils Gaston qui continua d’étendre la surface de l’exploitation jusqu’à 10 hectares de vignes. Fin des annĂ©es 60, Gaston Ă  son tour, transmet le domaine Ă  son fils AndrĂ©.

Mon père achètera un peu plus de 4 hectares jusqu’en 1995 constituant ainsi le Château Trapaud actuel .

Château Trapaud - 4eme génération

NĂ©e en 1971, je suis la fille unique d’AndrĂ©. J’ai grandi au milieu des vignes, et très vite je me suis amusĂ©e Ă  suivre mon père partout dans les chais et le vignoble, curieuse de ce nouvel apprentissage, allant jusqu’Ă  finir les fonds de verres en cachette lors des repas en famille.
Quoi de plus évident pour un enfant unique que de poursuivre dans la lignée parentale ?
Je me dirigeais donc tout naturellement vers l’Ă©cole agricole (1987), puis un BTA au lycĂ©e viticole de Montagne (33) et j’ai poursuivi mes Ă©tudes Ă  Carcassonne (11) pour obtenir un BTS.

Diplôme en poche, en 1992, l’envie de voyager était très présente. Jumeler voyages et travail a été possible en réalisant des stages de 4 à 5 mois en Australie (93) puis en Californie (94) dans des structures viticoles fleurons de ces pays.

Château Trapaud travail au chai

De retour sur la propriété, en 1995, j’ai perfectionné mon apprentissage en tant qu’aide familiale pendant 2 ans.
Conflit de générations, évolution des goûts et de la consommation, envie d’intégrer dans le domaine, des pratiques issues de ma formation, de mon expérience mais aussi des mes voyages, il fallait que je m’impose.
C’est ainsi qu’en 1997, André décide de me faire entrer de plain pied dans le métier en créant une structure juridique qui me propulse gérante de la propriété familiale.
Il me faudra encore 2 années de travail acharné pour prouver à mon père que je peux continuer seule.
Il s’est retiré en 1999 prenant, avec sérénité, une retraite bien méritée.

Château Trapaud - Visite de la vigne

Depuis cette date, j’ai initié une longue série d’améliorations techniques et fonctionnelles ainsi qu’un renouvellement programmé du matériel.
Durant la même période, très sensibilisée dès mon plus jeune âge par mon grand-père Gaston au travail propre et respectueux des hommes et de l’environnement, j’ai entamé le retour à la dimension de production biologique.
J’ai aussi repris des Ă©tudes, formation de 2 ans en aromathĂ©rapie, qui ont dĂ©veloppĂ© ma sensibilitĂ© d’une approche respectueuse de notre mĂ©tier et m’ont confortĂ©e dans l’envie de produire des « millĂ©simes biologiques ».

Logo Béatrice Larribière - Château Trapaud

En mai 2009, après un échange avec l’équipe qui partage mon quotidien, nous avons décidé, unanimement, de nous « lancer » dans la production biologique, pour l’ensemble du vignoble.

 

Je suis la quatrième génération.
Je garde en mémoire le travail de mes ancêtres et un profond respect pour leurs réalisations qui, au long des années, ont permis à ma famille de me passer le relais de la propriété. Dans ce relais il y a avant tout l’amour et le respect de notre terre, de notre travail et du vin que nous en recueillons.

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